Valorisation des biodéchets urbains par vermicompostage

Thèse CIFRE financée par l’association Eisenia et en cotutelle avec l’INRA d’Avignon, unité EMMAH

Valorisation des biodéchets urbains par vermicompostage sur des sols conduits en AB : une pratique agroécologique pour préserver la biodiversité des sols ?

La thèse a pour objectif d’optimiser la valorisation des biodéchets et d’étudier la technique du vermicompostage (lombricompostage) qui, grâce à l’utilisation de vers de terre, permet de transformer la matière organique en un amendement plus riche : le vermicompost.

L’objectif de cette étude est d’évaluer de manière qualitative et quantitative l’effet du vermicompost sur la fertilité des sols, leur biodiversité et le rendement en Agriculture Biologique (AB).

Pour répondre à cet objectif, deux axes principaux sont définis :

  • l’étude de la qualité des vermicomposts comme amendements organiques en laboratoire (axe 1)
  • et l’étude de ces composts appliqués en plein champ sur la fertilité et la biodiversité du sol (axe 2).

Les travaux en condition de plein champ permettront en outre de comparer les effets des différents amendements sur la production en quantité et qualité de biomasse agricole.

Pour cela, un essai sera conduit dans une ferme en agriculture biologique, les effets du vermicompost y seront comparés à ceux de composts « classiques » et de digestats de méthaniseur également issus des biodéchets urbains.

Afin de travailler à l’échelle du système de culture (échelle décisionnelle des agriculteurs), cet apport d’amendements sera également combiné à d’autres pratiques agroécologiques comme la réduction du travail du sol ou l’utilisation de couverts végétaux afin de déterminer les pratiques les plus efficientes en système de Grandes Cultures AB.

Léo Girard étudie principalement les relations entre ces pratiques de gestion et la biodiversité, tout cela dans un contexte de changement climatique. Il s’agit ici d’agroécologie appliquée à la pisciculture extensive. L’équipe de chercheurs de l’Isara travaille en relation avec les pisciculteurs et les gestionnaires des étangs afin d’allier production piscicole, préservation des milieux et de la biodiversité.

Dans une première partie, Léo analyse les effets de certaines pratiques agro-piscicoles sur le fonctionnement écologique, la biodiversité et la productivité des étangs. L’objectif ici est de montrer qu’il est possible de concilier deux services importants : la production agroécologique de poisson et le maintien de la biodiversité.

Dans une seconde partie, il questionne d’autres services que peuvent rendre ces milieux et quel rôle peuvent-ils jouer dans un contexte de changement climatique. Pour cela, il étudie, à la fois, l’influence de ce changement sur la biodiversité, mais également les services de régulation rendus. Les étangs piscicoles sont-ils des puits ou des sources de carbone ?

Tous ces travaux s’inscrivent dans le cadre du projet européen PONDERFUL et les données sont issues de deux régions piscicoles, la Dombes en France et le Midden-Limburg en Belgique.