Utilisation de Thinopyrum intermedium comme céréale pérenne

Étude de la dynamique de croissance végétative et reproductive, de la plante au peuplement

L’introduction de céréales pérennes comme le Kernza™ (Thinopyrum intermedium) a été proposée comme alternative aux céréales annuelles pour diversifier les systèmes de culture et améliorer la fertilité des sols. Les travaux avec des agriculteurs-expérimentateurs en France ont montré que le Kernza est cultivé pour répondre à des objectifs très diversifiés en fonction des systèmes d’exploitation, et dans des zones pédoclimatiques variées. Ils ont également pointé les particularités liées à la gestion d’un couvert pérenne pour une production grainière, et le besoin d’une compréhension fine des dynamiques de développement végétatif et reproductif.

La thèse s’appuie sur deux axes complémentaires :

  • Une approche socio-technique pour étudier les motivations et les préoccupations des agriculteurs liées à cette culture. Il s’agit notamment de comprendre comment une plante, par ses caractéristiques physiologiques et écologiques est supposée répondre à un certain nombre d’attentes, mais que ses spécificités par rapport aux autres cultures céréalières dominantes entraînent également des blocages socio-techniques.
  • Une étude sur les effets de la densité sur le tallage et l’investissement dans la reproduction, avec une attention particulière au facteur lumière. L’objectif est de comprendre le développement végétatif et reproductif de la culture en réponse à différents environnement lumineux pour enrichir les idéotypes de données écophysiologiques (plasticité, syndromes de traits…) et orienter la gestion agronomique (densité de semis, espacement, fauches, gestion des résidus). Des expérimentations ont été mises en place en plein champ et sous tunnel.

Cette thèse se déroule entre l’ISARA (unité AGE) et l’INRAE de Clermont-Ferrand (unité GDEC).

Encadrement

Christophe David (directeur, AGE), Olivier Duchêne (AGE), Thierry Langin (GDEC)

Financements

Projets NAPERDIV (Biodiversa), CERPET (CASDAR) et DEVILCER (CNR)

Christelle GINOT, doctorante – Unité de recherche Agroécologie et Environnement