Je m’intéresse aux variétés anciennes et locales de fruits et aux savoir-faire qui en découlent, comme la greffe ou la taille des arbres. La standardisation de la production agricole dans les années 1950 a impliqué, jusqu’à ces dernières années, une sélection variétale orientée quasi-exclusivement vers la productivité. La généralisation de quelques variétés améliorées pour répondre aux normes de commercialisation a entraîné la disparition progressive des variétés anciennes et locales, également des savoir-faire qui en découlent. Du fait de l’Anthropocène et de ses enjeux, des transitions sont en cours et le patrimoine fruitier suscite un nouvel intérêt.
Dans les recherches que je mène je cherche à comprendre ce qu’est le patrimoine fruitier aujourd’hui, qui sont les acteurs qui s’y intéressent et les réseaux qui existent, comment le patrimoine fruitier circule dans les territoires et comment s’organise sa valorisation.
J’ai 2 terrains d’étude dans l’Est de la France : la Chartreuse et le Nord Franche-Comté. Je réalise des entretiens semi-directifs et des observations participantes dans ces terrains. Ainsi, j’échange avec des pépiniéristes et des arboriculteurs qui travaillent avec des variétés anciennes ou locales de fruits. Je rencontre aussi des collectivités territoriales qui financent la plantation de vergers conservatoires par exemple, et des parcs naturels régionaux. Je m’intéresse également à la recherche scientifique parce qu’elle est au centre de la création variétale. Enfin, j’analyse les actions des jardiniers amateurs et des associations, je fais d’ailleurs partie des Croqueurs de pommes Ain-Isère-Savoie.
Financement par l’École Urbaine de Lyon (2021-2024)
Codirection entre Claire DELFOSSE et Alexander WEZEL, encadrement par Perrine VANDENBROUCKE
Rattachement au Laboratoire d’Études Rurales (Université Lumière Lyon 2) et à l’unité de recherche Agroécologie et Environnement (ISARA)
Émilie PERRONNE, doctorante